D’où viennent nos blessures ? 

Certains blocages, certaines peurs, certains schémas qui se répètent prennent racine bien avant l’âge adulte : dès la conception, la grossesse, la naissance, l’enfance. Ce texte retrace ce chemin, étape par étape, pour comprendre d’où viennent vraiment nos blessures.

En voici les premières pages.

De la conception à l’âge adulte et le chemin pour s’en libérer

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Pourquoi est-ce que je reproduis toujours les mêmes schémas ?

D’où viennent ce manque de confiance, cette anxiété, ces conflits qui reviennent avec ceux que j’aime ?

Pourquoi ai-je parfois le sentiment de ne pas être à ma place, voire de me sentir invisible ?

Ces questions, beaucoup se les posent. Les réponses ne se trouvent pas forcément dans le présent : elles peuvent remonter bien plus loin, dans l’enfance, et parfois même avant la naissance.

Cette lecture propose un voyage aux origines de vos blessures, de la conception à l’âge adulte : comprendre comment ces blessures se sont formées et comment elles agissent aujourd’hui dans votre vie, et découvrir le chemin pour vous en libérer.

1. Avant même de naître : ce que nous recevons

Il existe un moment fondamental dans notre vie : notre arrivée sur terre. Au-delà des différentes croyances liées à notre provenance, nous commençons notre développement dans le ventre de notre mère. À travers le cordon ombilical, elle nous nourrit, ce qui nous permet de grandir.

Mais elle ne transmet pas uniquement cela. Elle nous transmet également toutes les informations qui la concernent et qui concernent sa propre famille – ainsi que celles de la famille de notre père, déjà contenues dans notre acte de création. Elle nous transmet ses émotions liées aux événements vécus pendant la grossesse : son état d’esprit, sa joie, son enthousiasme, mais également ses peurs et ses angoisses.

L’état de conscience dans lequel se trouve notre mère peut même la pousser, inconsciemment, à nous confier une mission : combler un vide qu’elle ressent, donner un sens à sa vie, la sauver, réparer son mal-être. Ainsi, l’embryon peut se trouver déjà chargé d’informations, d’attentes et même d’un rôle à remplir.

2. Les interprétations de l’enfant qui grandit

L’enfant commence sa vie, il grandit, il vit des expériences et il absorbe tout comme une éponge, sans filtre, selon sa sensibilité, ses émotions et les émotions ressenties par les membres de sa famille. On peut comparer un nouveau-né à un ordinateur : vide au départ, il se remplira de « fichiers système », véritables programmes qui deviendront la base de sa personnalité.

Les « fichiers » sont le fruit de l’interprétation de l’enfant dans son for intérieur : l’image qu’il enregistre, les mots qu’il entend, les regards qu’il croise, les gestes, comment il perçoit, ce qu’il éprouve et les convictions qui vont découler de toute cette interprétation. Ces images enregistrées deviendront inconscientes et seront à l’origine de ses choix dans la vie : elles le conditionneront.

3. Ce que devrait être une famille « idéale »

Pour comprendre comment naissent les blessures, regardons d’abord le contexte idéal dans lequel devrait grandir un enfant.

Dans une famille harmonieuse, la mère nourrit et protège son enfant au sein de la maison, au sein du nid. Elle le nourrit d’aliments, mais surtout d’amour : elle le fait se sentir au centre de son attention, écouté, regardé, vu, compris, aimé. Elle répond aux besoins de son enfant, ce qui est nécessaire à sa survie, surtout lorsqu’il est nouveau-né : manger, boire, dormir, avoir chaud et être propre.

Le père, lui, a le rôle ancestral de protéger la famille et la maison, et de porter l’enfant dans le monde, de le lui faire découvrir. Il lui transmet la valeur, le courage et la confiance en soi. Il se tient toujours derrière lui, derrière ses épaules, pour le protéger et le relever chaque fois qu’il tombera, en l’encourageant à recommencer de plus belle en lui disant qu’il finira bien par y arriver.

4. La mère et le père : deux polarités en nous

Ces deux rôles ne s’arrêtent pas à l’enfance : ils deviennent deux polarités qui continuent d’agir en nous, toute notre vie.

La mère est reliée à tout ce qui est matrimonial, c’est-à-dire la relation. Elle représente tout ce qui est féminin en nous, que l’on soit un homme ou une femme : le ressenti, la connexion au cœur et au divin. Les perceptions, les intuitions, la féminité, la tendresse, l’affection, la capacité d’accueillir l’autre, et toutes les qualités du cœur : la compassion, l’empathie, la gratitude.

Notre relation à notre mère est fondamentale : elle sera déclinée dans toutes nos relations futures. Le nouveau-né a une perception de fusion avec sa mère : il se sent partie de son corps. C’est en grandissant qu’il commence à se distinguer et à prendre conscience d’être un être à part. Il s’éloigne de sa mère pour expérimenter, puis revient vers elle dès qu’il a peur, dès qu’il a un besoin ; et sa mère l’accueille à bras ouverts, toujours présente et disponible pour lui. Si l’attachement et le détachement ont été équilibrés, alors il est probable que la relation à l’autre sera équilibrée.

Mais si la mère est absente physiquement ou émotionnellement, alors qu’il a besoin d’être rassuré, qu’il a peur, faim ou froid, l’enfant pourra se sentir abandonné, seul, impuissant, voire désespéré. Si la mère est en colère ou violente, le traumatisme peut s’avérer important et façonner sa personnalité : il pourra endosser une armure, car il croira alors que le monde et les êtres humains sont hostiles et dangereux, et qu’il faut s’en défendre.

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